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La meilleure adresse ripailleuse et délicieuse de Reims : Au bon manger

Mis à jour : 30 mars 2019

Rémoise d'adoption depuis quelques mois, à force de fouler les pavés de cette cité médiévale et royale, l'appétit bien ouvert par mes nombreuses dégustations de champagnes, j'ai poussé la porte d'une épicerie-cave à manger à la façade bleue électrique : Au bon manger. Esprit bonne ripaille, gouaille amicale, bonnes chères et bons elixirs dans le verre...

Après une visite chez le très inspirant vigneron champenois Eric Rodez, une dégustation et un cour d'œnologie à la Villa Bissinger, j'avais faim. Très faim. Mais pas de n'importe quoi. De beaux et de bons produits, de ceux qui ont du sens, de l'assiette à l'estomac, de la terre à la main de l'artisan. Je vous emmène donc Au bon manger, 7 rue Courmeaux à Reims, à deux pas de la cathédrale.


Au bon manger, je n'ai pas été déçue. Pardon, j'ai été enchantée. Je corrige, j'ai été subjuguée!

Derrière la place du forum, on pousse la porte d'une épicerie-cave qui respire le bon et le cool. Et pour cause, la fondatrice Aline et son mari Eric, ont fait leurs classes dans le très trendy Paris.

À l'origine de cette adresse bonne à manger et à lever le coude, une détermination et un engagement : celui de faire vivre et de valoriser l'artisanat de bouche. Et pas n'importe lequel ! Celui qui travaille dans le respect de la vie, de l'environnement, du terroir et des hommes.



Dans l'assiette, on ne fait donc pas que manger. Chaque coup de fourchette est un act for food aux côtés de Cédric Casanova (La tête dans les Olives), d'Eric Ospital (Maison Louis Ospital), d'Emmanuel Chavassieux et de la Maison Marc (vous savez, les derniers producteurs de cornichons français!).

Des huiles d'olive pleines de goûts et de naturalité sicilienne, des charcuteries sans nitrites ni conservateurs (of course) mais dopées aux herbes et aux jus réduits pour favoriser leur conservation. Des canards élevés, engraissés et gavés dans le respect et avec précaution : 24h de gavage versus les industrielles "1h montre en main" !).

Sans parler des fromages, dénichés aux quatre coins de l'hexagone, et qui mettent en lumière l'artisanat à hauteur d'homme.


Côté plaisirs liquides, idem : du caractère, de la singularité et de l'irrégularité, revendiquée comme gage d'honnêteté dans le verre. Les vignerons représentés sont en démarche bio, nature et de caractère, de la terre au flacon.


La carte des réjouissances change chaque semaine. Les verres de vins sont servis à l'aveugle. Eric et Aline se font garants de notre plaisir à la déglutition et ils ont tout bon !




Mon craquage : l'intégralité de leurs charcuteries et de leurs fromages.

Mention spéciale pour la véritable terrine basque qui se croque, se mâche et se tient et la saucisse sèche aux foies de volailles d'Emmanuel Chavassieux.

Dans mon gosier, le vin blanc "Léger et ciselé" 2017 de Mathieu Apffel ou le Bourgogne Aligoté 2017 de Nicolas Maillet nous chuchotent à l'oreille la beauté de leurs terroirs savoyards et bourguignons.


En rythme, j'ai mis de gros coups de fourchettes et j'ai saucé allègrement (avec une baguette "80" au levain 100% maison de la boulangerie Zunic !) mon assiette de boudin noir (qui nous fait revoir nos références en matière de boudin) et ma saucisse au couteau au jus de fenouil et herbes... On se roule dans autant de rondeur et de suavité racée.


La main d'Aline qui se pose sur notre épaule entre deux services, le sourire bienveillant d'Eric depuis le comptoir... il fait bon vivre au Bon manger.


Prix : €€

Plaisir : !!!


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